La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose: Le bon, le mauvais et l’inefficace

Au Canada, les personnes qui consomment des drogues meurent en nombre record. Entre janvier 2016 et septembre 2019, plus de 14 700 personnes y sont mortes d’une apparente surdose d’opioïdes. En Ontario seulement, en 2018, plus de 1 450 personnes sont décédées de causes liées aux opioïdes. La très grande majorité de ces surdoses et de ces décès impliquent le fentanyl ou ses analogues, une drogue puissante maintenant présente dans de nombreuses drogues de rue. Et cette crise de surdoses d’une ampleur inégalée est exacerbée par la criminalisation de la possession de drogues pour usage personnel.

En mai 2017, la Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdoseLoi sur les bons samaritains ») a été adoptée en réponse partielle à cette crise continue. La nouvelle loi modifiait la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin de donner immunité contre des poursuites pour possession de drogues pour usage personnel à toute personne qui appelle le 911 pour signaler une surdose ainsi qu’à toute personne qui se trouve sur les lieux à l’arrivée des services d’urgence.

En 2019, grâce à une subvention de recherche de la Fondation du droit de l’Ontario, le Réseau juridique canadien VIH/sida (Réseau juridique VIH) a amorcé une étude en Ontario pour évaluer la connaissance de la Loi sur les bons samaritains et savoir ce que les personnes qui ont une expérience de la consommation de drogues en pensent réellement. En pleine crise de surdoses, tant en Ontario qu’au Canada, il est crucial de comprendre la connaissance qu’ont les gens de cette loi, comment ils interagissent avec elles (le cas échéant) et de quelle façon ils en ressentent les impacts dans le monde réel.

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