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Politiques sur les drogues, réduction des méfaits

Au Canada et dans d'autres pays, l'usage de drogue illégale et la dépendance à son égard sont généralement abordés comme des préoccupations de droit pénal, plutôt que de santé publique.

La tendance à trop miser sur le droit pénal et son application nuit aux programmes de santé publique d'efficacité démontrée pour améliorer la santé des personnes qui consomment des drogues et pour réduire la propagation de maladies infectieuses comme le VIH et l'hépatite C. Un point de mire sur le droit pénal entraîne inévitablement des violations de droits humains :

  • D'importantes ressources sont consacrées à une application inefficace des lois, alors que cet argent serait mieux investi dans des mesures de réduction des méfaits comme des programmes d'échange de seringues et de substitution aux opiacés, des lieux sécuritaires pour l'injection (voir « Liens connexes », ci-contre) et des services de traitement de la dépendance, pour les personnes qui consomment des drogues.
  • Vu l'illégalité du marché de la drogue, il n'existe ni contrôle ni normes sur les drogues — elles sont d'une concentration et d'une composition inconnues, ce qui peut entraîner des surdoses et d'autres préjudices pour les personnes qui les consomment.
  • La crainte de sanctions pénales peut conduire des personnes qui consomment des drogues à éviter des services sociaux ou de santé.
  • Le droit pénal a l'effet d'une douche froide sur la fourniture de services sociaux et de santé aux personnes qui consomment des drogues, comme l'éducation et l'échange de seringues.
  • L'action de la police nuit au rôle sanitaire important des échanges de seringues, de la distribution de trousses pour un usage plus sécuritaire du crack, de même que des lieux sécuritaires pour l'injection, en exploitant ces programmes pour identifier les personnes qui consomment des drogues.
  • Et les lois sur le matériel favorisant l'usage de drogue, de même que d'autres mesures pénales, risquent de forcer des utilisateurs de drogue à partager des seringues ou d'autres instruments, ce qui contribue à la propagation de maladies infectieuses.

Nous travaillons à faire en sorte que les lois, politiques et mesures d'application de la loi ne nuisent pas à la santé et aux droits humains des personnes qui utilisent des drogues, et n'augmentent pas la vulnérabilité de ces personnes devant l'infection à VIH.

Pour en savoir plus :

Liens connexes

L'Insite
La Ville de Vancouver a ouvert l’Insite, un lieu sécuritaire d’injection supervisée, en septembre 2003. À l’intérieur de l’établissement, les personnes s’injectent des drogues qu’elles se sont préalablement procurées ailleurs; l’injection est supervisée par du personnel médical.

Le programme a reçu une exemption légale du Gouvernement du Canada à condition qu’une évaluation scientifique de trois ans, examinant son impact, soit réalisée. Cet examen (en anglais seulement) publié dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC) résume les conclusions des évaluations réalisées au cours de ces trois années.

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  • Communautés autochtones
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